Bâtard ?! Vous avez dit bâtaaard ?

Cette histoire débute autour d’un croc monsieur et d’une conversation avec deux amies…

« Non, jte jure ! Lis le message, j’ai été sincère et loin d’être chiante mais ça ne l’a pas empêché de se comporter comme un bâtard. »

Alors oui, évidemment, nous ne parlons pas du croisement entre plusieurs races de chiens qui font naître d’adorables boules de poils appelés « bâtard » par l’absence d’attachement à une race. Le thème se rapproche plus du « bad guy » ayant outrepassé le cadre du respectable. Mais, je me demande, ne serions-nous pas tous le bâtard de quelqu’un sans le savoir ? Et au fond, c’est quoi être un bâtard ? Une nouvelle espèce qui prolifère ?

Nous allons essayer d’apporter une réponse « réfléchie » à cette question délicate. Le mot « bâtard » provient de l’ancien français « bastard » (né hors mariage) ainsi que de l’anglais (signifiant « salaud ») et possède différents synonymes plus ou moins insultants. Nous pouvons noter que ce terme a un féminin, « bâtarde », exprimant une situation ou une chose qui n’est satisfaisante pour personne (« il n’a pu donner qu’une excuse bâtarde »).

Et si nous essayons de nous intéresser au point de vue « psychologique » de la chose ?

Introduction

L’être humain est l’un des mammifères les plus complexes qui existe. Cela fait maintenant 4 millions d’années que l’Homme n’a cessé d’évoluer à la suite de modifications biologiques (mutations génétiques). Le cerveau est l’organe le plus complexe du corps humain et contient des machineries biologiques exceptionnellement sophistiquées capables d’analyser constamment son environnement. À l’heure actuelle, nous sommes loin d’avoir connaissance de tous les mécanismes du cerveau dû à sa complexité inouïe…

Avant toute chose, je souhaiterais placer une définition sur le mot « bâtard / salaud », alors allons-y.
D’après Linternaute :

Salaud (bâtard) : Homme méprisable à cause de son comportement qui va à l’encontre de la morale. Généralement, il s’emploie pour insulter un homme qui a eu un mauvais comportement envers une femme.

Cette définition nous explique toujours pas pourquoi une personne peut être amenée à avoir ce genre de comportement. La compréhension des comportements de chacun entre dans le domaine des sciences humaines qui comprend un ensemble de disciplines. Parmi ces disciplines, se trouve la psychologie : la connaissance des sentiments, des comportements, des idées d’un individu… en fait le fonctionnement de tous processus mentaux.

La psychologie va nous être d’une grande utilité pour essayer de comprendre un peu mieux les relations entre les hommes et les femmes (il faut l’avouer, c’est compliqué), mais plus précisément pourquoi une personne peut mal se comporter avec les autres. Dans cet article, je vais aborder différents aspects de la psychologie pouvant être à l’origine de certains facteurs impactant les relations et comportement d’une personne.

Avant de commencer, nous devons savoir que chaque individu sur terre est totalement unique. Nous avons tous une façon de penser différentes, des comportements différents, et une perception du monde différente… Ça pourrait sembler évident, pourtant il est important de le rappeler parce que ces différences sont à l’origine de la complexité des relations humaines et une prise de recul est nécessaire pour y voir plus clair. Montons en haut d’une montagne et observons :)

peter pan

L’intelligence

Un simple mot et pourtant pouvant dire tellement de choses… Plusieurs définitions existent concernant « l’intelligence » et pouvant varier suivant les métiers, les domaines ou les interlocuteurs. En revanche, la définition qui prône est que l’intelligence désigne un ensemble de processus mentaux (la cognition) faisant partie intégrante d’un système (biologique ou non). Elle permet d’apprendre, de comprendre, de s’adapter à des situations particulières ou d’appréhender un environnement. Les êtres vivants, les algorithmes informatiques (apprentissage par la machine) et y compris les plantes, font preuve d’intelligence.

A ce sujet, le Larousse nous dit :

« Ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle. »

Un peu léger comme définition, vous ne trouvez pas ?

Vous connaissez Confucius (Maître K’ong) ? C’est un grand Homme que j’apprécie beaucoup par ses pensées… Plus précisément, c’est un philosophe ou même un sage qui a traversé le temps à travers le monde. Originaire de Chine, il est né en l’an 551 avant J.-C et a marqué la civilisation chinoise notamment avec son enseignement qui a donné le « Confucianisme », l’une des plus grandes écoles philosophiques. Confucius a élaboré des valeurs dont le but est de favoriser l’harmonie des relations humaines afin de vivre en bonne société avec ses semblables.

A propos de l’intelligence, Confucius disait :

« Savoir que l’on sait ce que l’on sait, et savoir que l’on ne sait pas ce que l’on ne sait pas: voilà la véritable intelligence. »

Être conscient et pouvoir faire le bilan sur l’état du savoir :) Du moment qu’il y a de la conscience, c’est suffisant pour enclencher des processus d’améliorations et d’évolutions de soi. Tenez d’ailleurs, d’après vous, une personne peut-elle évoluer sans être consciente de son savoir ou ses torts ?

Une intelligence émotionnelle

C’est curieux, vous ne trouvez pas ? « intelligence » et « émotion », deux notions différentes voire opposées, une sorte d’oxymoron1, et pourtant…

« Émotion » :)

L’émotion est une réaction affective passagère d’une intensité plus ou moins forte à la suite d’un événement (environnemental ou pas) sans avoir la possibilité d’obtenir un contrôle total sur ladite réaction : petit proverbe de Baruch Spinoza (philosophe du XVIIe siècle) : « On ne peut mettre le vent en cage. ». Les émotions sont des incitations à l’action et peuvent aller jusqu’à enclencher des réactions automatiques comme par exemple la peur : mécanisme nécessaire à la survie de plusieurs espèces vivantes, un simple signal d’alarme à la suite d’une menace ou un danger, et qui va faire suite à un changement radical du corps dont l’augmentation du rythme cardiaque.

Les émotions (l’amour, la peur, la colère, la tristesse…) vont préparer le corps grâce à la sécrétion d’hormones. Toutes nos émotions sont gérées par l’amygdale, une partie du cerveau en forme d’amande permettant de ressentir et de percevoir les émotions (décodeur émotionnel). Par exemple, chez les personnes « surdouées » (disons zèbre plutôt, merci Jeanne Siaud-Facchin), il a été constaté par imagerie cérébrale que l’amygdale était nettement plus active. Ils sont donc capables de ressentir les émotions de façon excessives et avec beaucoup plus de finesse.

« Intelligence » + « émotion » = « intelligence du coeur »

l'intelligence émotionnelle

« L’intelligence émotionnelle » est un concept récent qui a été proposé en 1990 par deux psychologues : Peter Salovey et John Mayer. D’après une publication de 1997, une première définition a été évoquée à ce sujet :

« l’habileté à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres »

Le concept a été démocratisé par Daniel Goleman (journaliste, anciennement docteur en psychologie), notamment avec son ouvrage « L’intelligence émotionnelle: comment transformer ses émotions en intelligence » (traduction française, 1997). L’IE (Intelligence émotionnelle) est à l’intersection entre la cognition et les émotions en ajoutant une dimension supplémentaire à « l’intelligence ». C’est la capacité à maîtriser nos émotions, à les gérer, à échanger efficacement avec les autres, et ainsi être en harmonie avec nous-même et autrui. D’un individu à l’autre, les signaux émotionnels sont traités différemment et la capacité à établir un lien avec la cognition en est impactée. Mr Goleman a établie un modèle permettant de structurer l’IE :

  1. L’auto-conscience : la capacité à comprendre nos émotions, ce que nous ressentons, et la connexion à nos valeurs.
  2. L’auto-motivation : la faculté à atteindre nos objectifs, à gérer le stress, à être déterminé dans nos choix.
  3. L’empathie : la conscience sociale, la capacité à se projeter dans la situation d’autrui en prenant en compte tous les paramètres.
  4. Aptitudes sociales : la capacité à communiquer avec les autres, à parvenir à des accords, à établir un lien de connexion positive et dans le respect de l’autre, à réceptionner des points de vue différents sans pour autant s’emporter.

Il nous fait savoir que pour être sujet à l’IE, il faut faire partie de ces quatre domaines. Nous devons voir ces domaines comme un ensemble formant une interconnexion conduisant à l’IE de façon naturelle.

1 : Figure de style réunissant deux mots dont leurs sens sont opposés.

L’empathie avec parcimonie

l'empathie

En deux mots, l’empathie c’est la capacité à se projeter dans la situation d’autrui. D’après Jean Decety, docteur en neuroscience, l’empathie est envisageable si ladite personne apporte une réponse émotionnelle face à l’émotion d’autrui. De plus, la personne doit également être capable de faire la distinction entre soi et autrui pour ainsi réussir à isoler ses propres émotions.

Un flux émotionnel est généré durant les échanges entre les Hommes et ceci de façon permanente. Réussir à capter les émotions d’autrui demande au préalable un travail sur soi-même : l’isolation de nos émotions est indispensable pour pouvoir décoder les émotions d’autrui, fil conducteur direct avec l’empathie.

L’empathie peut être vue comme un outil ou un état psychologique très puissant. Cet état psychologique peut permettre de comprendre un peu mieux le comportement d’autrui et ainsi pouvoir réagir de façon plus adéquate à une situation. La régulation des flux relationnels…

Avec parcimonie vous avez dit ? Oui, par moments nous sommes amenés à rencontrer des personnes n’ayant pas un comportement respectable, voire même totalement abject. Nous devons réussir à réguler notre niveau d’empathie pour ne pas tomber dans l’extrême. Tout n’est pas explicable… Certaines personnes peuvent avoir des problèmes psychologiques les amenant à faire des actes immondes et à blesser son entourage. Dans certains cas, cela peut même leur procurer du plaisir. L’empathie ici ne pourra pas forcément apporter des réponses ou des explications logiques et sensées. Peut-être éventuellement les origines du comportement ou du cheminement de la pensée…

Attention à vous ! L’empathie peut également impacter votre humeur (en bien ou en mal)… Nous pouvons même parler d’hypersensibilité chez certaines personnes : c’est-à-dire ressentir les émotions, les souffrances, la tristesse, de façon exagérée. Pour moi, c’est simplement un trait de caractère, une façon différente de réceptionner et de traiter les flux émotionnels dégagés par notre environnement. Ce n’est pas toujours évident à gérer…

Avoir de l’empathie ne veut pas dire excuser les actions d’autrui. Comprendre ne justifie pas les actes.

Les premières impressions…

Tout d’abord, il n’est pas possible d’apporter une explication avec exactitude sur le comportement d’un individu. Pour cela, il faudrait pouvoir se mettre dans sa tête afin d’avoir tous les éléments en main et ainsi comprendre pourquoi il a pris telle ou telle décision. Et encore…

« Quelqu’un de bien »

Iceberg

Il est difficile, voire impossible de savoir dès le premier abord si une personne est quelqu’un de bien ou non. « Quelqu’un de bien »… Avec le temps on s’aperçoit que les apparences sont trompeuses. Se faire passer pour une personne honnête, gentille, bienveillante, c’est facile. Imaginez un iceberg : la partie à la surface de l’eau pourrait représenter cette fameuse apparence et la partie cachée, l’intimité. L’apparence d’une personne n’est qu’une toute petite partie de ce qu’elle est vraiment et il est nécessaire de pénétrer l’intimité de la personne pour connaître réellement le fond de sa personnalité.

Vous n’avez jamais été déçu en découvrant la face cachée d’un ami, d’une amie, d’un amoureux après quelque temps ? Sans doute, et là c’est l’effondrement => « Bâtard »

Personne n’est parfait et nous avons tous des qualités et des défauts. Si vous entendez une personne dire qu’elle est parfaite tout en étant sérieuse, alors ne vous posez pas la question si elle l’est vraiment… L’apprentissage est un processus commençant dès le fœtus et dure jusqu’à la fin de notre vie. Nous apprenons de nos expériences, de nos erreurs, de nos rencontres, c’est comme ça que de jour en jour nous devenons une personne meilleure et plus mature.

Notre image

L’image que l’on donne de soi est d’une importance capitale, c’est cette image qui est perçue par une personne que l’on rencontre pour la première fois. Plusieurs facteurs peuvent influencer l’image que l’on donne de soi comme le stress, le manque de confiance en soi, la fatigue… et bien d’autres. Il est par moments préférable qu’un individu ne soit pas parfait à la première impression que s’il l’était.

« Pourquoi ? » Tout simplement parce que certaines personnes jouent de leur image. Elles adaptent leur image en fonction de la personne dans le but de faire « bonne impression » ou de séduire la personne. Elles ne sont donc pas naturelles… Les grands séducteurs connaissent très bien ça. Changer son image en fonction de la personne ou situation ne veut pas forcément dire que c’est quelqu’un de pas bien. Cela peut vouloir dire que ladite personne peut être mal à l’aise avec elle-même. La psychologie n’est pas une science exacte…

Homme et femme, une psychologie si différente ?

Homme & femme

Pas tant que ça… Nous avons tous une perception différente du sexe opposé, une perception subjective et bien définie de l’homme et de la femme. En réalité, ce n’est pas que le sexe qui définit le fonctionnement psychologique d’un individu, mais représente simplement l’un des facteurs impactant nos mécanismes de pensée. Et pourtant… Biologiquement, il y a quelques petites différences entre le cerveau d’un homme et d’une femme : la production d’hormones, de protéines et autres substances, nous ne pouvons le nier. De plus, d’après Jean-François Bouvet (neurobiologiste), le cortex cérébral présente des différences entre les deux sexes. Ces différences pourraient influencer chez les femmes la façon de traiter le langage et les émotions. En revanche, aucune étude scientifique ne permet d’affirmer avec exactitude qu’il y a des différences psychologiques significatives à la naissance de l’individu.

Une définition peut être biaisée ?

Je pense que nous avons tous une définition de ce qu’est une femme et un homme, une définition forgée avec le temps, l’éducation et nos expériences de vies. Une perception potentiellement biaisée par des croyances enrichies durant les siècles. Pensez-vous qu’une femme pour qu’elle soit belle doit obligatoirement être maquillée et bien habillée ? La question peut très bien être posée pour l’homme (sans le maquillage). Une femme bien habillée, bien maquillée, bien coiffée, bien tout en fait… est-ce réellement la définition de la beauté d’une femme ou une simple perception due à la culture, l’éducation, et autres idées reçues ? Les réponses apportées à toutes ces questions resteraient totalement subjectives.

Qu’est-ce que la beauté d’une personne ?

La question peut paraître idiote et pourtant d’un individu à l’autre la réponse resterait différente. Dans cette question, certains vont voir uniquement le physique ou d’autres, l’âme. Une harmonie entre les deux ? La vraie question est : pourquoi sommes-nous aimés ? N’oubliez pas, le physique est éphémère, c’est scientifiquement prouvé :) George Sand (femme de lettres française, née en 1804) disait : « La beauté de l’âme l’emporte sur la beauté physique. ».

La beauté, d’après le Larousse :

« Qualité de quelqu’un, de quelque chose qui est beau, conforme à un idéal esthétique : La beauté d’une femme, d’une œuvre musicale. »

Nous avons tous un avis sur la beauté physique des individus qui nous entoure. C’est d’ailleurs la première impression que nous réceptionnons. Si je vous montre une photo d’une personne, le premier constat que vous allez faire c’est sur son physique. Maintenant, le résultat d’un constat concernant la « beauté » va dépendre de deux choses :

  • L’époque : la perception de la beauté évolue dans le temps. Au début du 20ème siècle, la beauté était perçue différemment : le décor, la forme des objets, les habits des gens, les coupes de cheveux… Maintenant ce n’est plus de notre époque et nous ne sommes plus habitués à voir ce style de « beauté ». Ce constat permet de mettre en évidence que l’époque a un impact sur la perception de la beauté.
  • L’individu : évidemment. D’une personne à l’autre, la « beauté » est perçue différemment. L’un peut trouver le sujet joli alors que l’autre le trouvera moche… Personne n’a raison ou tort, c’est un avis subjectif au même titre que le goût.
    « La beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes, elle existe seulement dans l’esprit qui la contemple, et chaque esprit perçoit une beauté différente [David Hume] »

Karl Jaspers est un philosophe qui a fait le souhait de s’exprimer sur ce qu’est le « beau ». Personnellement, j’apprécie sa vision des choses concernant ce sujet. D’après lui, le « beau » est scindé en deux parties :

  • Étre primaire (matière morte) : le décor, le paysage, l’esthétique, le visuel voire l’ambiance dégagée par le sujet.
  • Étre complexe (individu) : la personnalité de la personne : son charme, sa gentillesse, son comportement dans la vie voire même sa façon de penser ou ses valeurs.

De plus, Jaspers parle de la dualité entre le fond et la forme. Le fond représente la saveur, une saveur permettant de dépeindre le fond d’un être : une opposition à la forme ou plutôt une complémentarité à la forme. La beauté de la forme est simplement l’esthétisme ou l’apparence.

Actuellement, les Hommes donnent beaucoup plus d’importance à la forme qu’au fond. Allumez votre télévision… toutes les émissions de téléréalité ne sont pas justement le reflet de cette importance ? Les personnes présentes dans ce type d’émissions ont la plupart un physique très avantageux ou mis fortement en valeur. L’objectif est justement d’attirer les téléspectateurs afin d’arriver en tête des audiences, une stratégie qui fonctionne très bien. Une autre émission dont le physique est pris en compte : « The Voice ». Si les coachs sont placés dos au chanteur ou à la chanteuse durant son passage, ce n’est pas seulement parce que c’est la signature de l’émission. C’est également pour éviter que le jugement soit influencé par le physique du candidat, mais doit plutôt l’être par les performances vocales.

D’après Jaspers, l’apparence est la source de préjugés qui peuvent aller jusqu’à la remise en question des talents d’un individu. Pour une grande majorité des personnes, il existe deux catégories : être beau ou être moche. Si tu rentres dans la première catégorie, alors tu as de la chance ou plus précisément tu possèdes un atout supplémentaire. La beauté est plus ou moins liée au fait d’être heureux alors que la laideur est perçue comme être malheureux, procurant du dégoût. Nous arrivons donc à nous procurer un lien entre la beauté et le bonheur alors qu’il ne s’agit que de la forme.

Certaines réflexions concernant la beauté ont été à la suite de la lecture du livre « Surpoids, obésité - J’accuse » de M. Rakotovao (page 19, « L’image »).

Le passé, source d’explications ?

Dès notre naissance, chaque seconde écoulée devient notre passé (ça peut paraître logique). Le cerveau se construit avec le temps et ceci de façon permanente jusqu’à sa destruction cellulaire (mort de l’individu).

Le cerveau traite constamment les informations réceptionnées par nos cinq sens (l’ouïe, le goût, le toucher, l’odorat et la vue). Toutes ces informations sont mémorisées de façon volontaire ou involontaire. Avant le processus de mémorisation, des traitements sont effectués sur ses informations. Par exemple, vous êtes capables de vous rappeler d’une scène entière (un dîner, un saut en parachute…) sous une forme assez complète : le bruit du vent, la sensation du vent frappant votre visage, la vue perçue depuis le ciel, etc. Ceci est possible parce que votre cerveau a effectué des traitements permettant de rassembler chacune des informations pour ainsi reconstituer la scène et la mémoriser.

Certains éléments sont plus marquants que d’autres et vous allez vous en souvenir durant toute votre vie… ou pas. Ne pas réussir à s’en souvenir, ne veut pas dire que votre cerveau ne l’a pas conservé. La mémoire représente qu’une petite partie du cerveau et sert à mémoriser de l’information sur des couches plus ou moins importantes, gouverné par les différentes zones du cerveau comprenant un ensemble de mécanismes psychologiques.

L’inconscience

L’inconscience est une partie du cerveau inaccessible désignant toutes activités psychologiques échappant à la conscience d’un individu. Plus précisément, l’inconscience est un brassage d’idées, d’émotions, de perceptions… mais à un état actif (non endormi). Ça vous est sûrement déjà arrivé d’effectuer une action sans avoir conscience que vous l’aviez faite. Oui, sans doute. Par exemple, personnellement ça m’arrive d’avoir fermé la porte de chez moi ou de ma voiture et 5 minutes plus tard de me demander si j’avais vraiment effectué cette action… C’est simplement mon inconscience qui a demandé à mon corps d’effectuer cette action.

Sigmund Freud est médecin psychiatre et est le précurseur de la psychanalyse. Il est partie à la découverte de l’inconscience, et l’a décrit comme un espace du cerveau contenant des représentations refoulées durant la vie d’un individu. Il voit cela comme un système de défense du moi rejetant des situations ou des scènes dites « choquantes ».

Petit aparté : Sigmund Freud a élaboré une théorie de l’inconscience découpée en trois parties.

Le ça : « C’est la partie la plus obscure, la plus impénétrable de notre personnalité. [Lieu de] Chaos, marmite pleine d’émotions bouillonnantes. Il s’emplit d’énergie, à partir des pulsions, mais sans témoigner d’aucune organisation, d’aucune volonté générale ; il tend seulement à satisfaire les besoins pulsionnels, en se conformant au principe de plaisir. Le ça ne connaît et ne supporte pas la contradiction. On y trouve aucun signe d’écoulement du temps » [Freud]

Le Surmoi : « Le Surmoi représente une intériorisation des interdits parentaux, une puissance interdictrice dont le Moi est obligé de tenir compte. L’être humain subit, en effet, durant son enfance, une longue dépendance qu’exprime le Surmoi. Le Surmoi est cette voix en nous qui dit « il ne faut pas », une sorte de loi morale qui agit sur nous sans comprendre son origine. » [Freud]

Le moi : « Le moi a pour mission d’être le représentant de ce monde aux yeux du ça et pour le plus grand bien de ce dernier. En effet, le moi, sans le ça, aspirant aveuglément aux satisfactions instinctuelles, viendrait imprudemment se briser contre cette force extérieure plus puissante que lui. Le moi détrône le principe de plaisir, qui, dans le ça, domine de la façon la plus absolue. Il l’a remplacé par le principe de réalité plus propre à assurer sécurité et réussite. » [Freud]


Le moi est là en tant que filtre et permet de garantir la stabilité de l’individu en l’empêchant d’évacuer ses pulsions, ses émotions…

Toutes les personnes apportant des théories concernant la psychologie restent hypothétiques. Elles n’ont pas forcément raison ou tort, mais apportent une réponse ou plutôt une théorie psychanalytique sur un sujet dont la science ne peut apporter une réponse exacte : les mécanismes psychologiques du cerveau.

L’inconscience peut donc contenir des souvenirs choquants qui ont été refoulés au plus profond. Durant toute la vie d’un individu, il est possible qu’il fasse des actions suite à des craintes dont il ignore leur origine. L’inconscience peut donc être une source d’explication sur les actions, les comportements et goûts d’un individu. L’inconscience est omniprésente et interagit avec nous beaucoup plus souvent que ce que nous pouvons imaginer.

Nous avons perdu notre « bâtard »…

C’est normal justement… Plus sérieusement, les différents sujets et pensées évoquées jusqu’à présent rentrent dans la perception du monde extérieur, des gens et des rencontres que nous faisons durant notre vie. Dans chacune des parties de cet article, il y a un lien commun apportant une vision différente. Vous l’aurez compris : il n’est pas possible d’éviter à 100% les mauvaises personnes (« bâtard », « salaud » et autres nuisibles…) pour nous à plus ou moins long terme. Nous pouvons améliorer notre vision des choses, notre façon de penser, prendre du recule pour ainsi nous prémunir des personnes nuisibles ou simplement pouvoir améliorer nos échanges afin de nous préserver.

Modèle

Conclusion

Cet article n’était pas destiné à vous apporter des réponses sur le fait de pourquoi nous sommes amenés à croiser des « bâtards » ou comment ne plus en croiser, mais plutôt une façon de percevoir les choses, de mieux comprendre certains points et de vous conduire à des réflexions personnelles. Prendre du recul est important, et ceci dans tous les domaines : vie personnelle, professionnelle, perception du monde… N’hésitez pas à apporter votre propre réflexion ou si vous n’êtes pas en accord avec certaines choses, je suis disposé à échanger avec vous.

Puis-je vous remercier ? Bon, je vais le faire quand même : merci pour votre lecture :)

À la suite d’une belle rencontre que j’ai faite récemment, certains de nos échanges m’ont conduit à rédiger cet article ou plus précisément à avoir une réflexion sur la « nuisibilité d’une personne » (#bâtaaard !:)merci).

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